Le jour même de l'annonce de la date de sortie de
Tom Clancy's Ghost Recon Future Soldier,
Ubisoft nous accueillait dans un théâtre parisien afin de nous présenter ce nouvel opus, et ce en nous donnant l’opportunité d’y jouer. Après une rapide présentation sur un écran de cinéma des grandes fonctionnalités du jeu, nous avons pu nous essayer à la campagne solo pendant environ deux heures, le tout avec une équipe de développeurs faisant office de coach personnel le temps d'une soirée.
Ton arme, tu chériras
L'histoire de ce nouvel opus prend place dans un futur proche où vous incarnez le sergent John Kozak, un nouveau membre de l’équipe des Ghosts (forces spéciales US), lequel combat aux côtés de trois soldats d'élite sur fond de guerre secrète. Leurs missions les entraîneront dans huit environnements différents, du Nigeria à la Russie. Pour ce troisième épisode des Ghosts sur les consoles HD,
Ubisoft a choisi d'aller encore plus loin que dans les Advanced Warfighter en proposant au joueur un matériel futuriste conservant tout de même une certaine crédibilité. Par exemple, le drone est l'un des gadgets que le joueur sera amené à régulièrement utiliser pour localiser les ennemis et les marquer d'une pression de touche. On devient très rapidement dépendant de cet outil lorsqu'on découvre les plaisirs qu'il peut procurer grâce à l'élimination coordonnée avec les membres de notre équipe. Cette dernière s'est révélée plutôt bonne dans notre essai de la campagne solo, puisqu’il n’était pas rare de voir ses membres progresser et supprimer de nombreux ennemis, ou encore de se faire soigner par l'un d'entre eux. Si vous voulez renforcer à coup sûr l'immersion, le mode coopération jouable jusqu'à quatre promet des parties encore plus prenantes, à condition du moins de mettre la difficulté du jeu à un certain niveau.
Avant de partir au combat, comme n'importe quel soldat, vous devez vous équiper en fonction de votre mission, d'autant plus qu'ici vous êtes un soldat d'élite. C'est pourquoi
Ubisoft propose le mode GunSmith qui permet une personnalisation poussée des armes, allant de la gâchette au viseur, le tout contrôlable avec votre manette. En paramétrant votre arme à votre guise, vous avez le choix de divers positionnements, comme la puissance de feu ou la précision. Les plus feignants peuvent également choisir une personnalisation rapide et automatique en fonction de ce qu'ils recherchent (quatre choix possibles). Ensuite, vous pouvez voir le résultat de la personnalisation de votre jouet directement sur un champ de tir. D'une manière générale, les développeurs semblent avoir mis l'accent sur les armes. Ils ne sont d’ailleurs pas peu fiers d'avoir collaboré avec des membres des forces spéciales pour rendre leur utilisation crédible. Ce ne sont pas les sons produits par ces dernières qui les contrediront, ces derniers étant de bonne facture sans pour autant égaler ceux d'un certain Battlefield 3. La prise en main de l'arme impose un certain sang froid dans la mesure où écraser la gâchette ne vous servira pas à grand-chose. Vos ennemis sont également armés jusqu'aux dents et, les bougres, ils savent s'en servir. Ils prennent un malin plaisir à tenter de vous déloger de votre couverture, certains éléments du décor ne faisant office que de protection temporaire.
« Ici c'est pas Monaco… »
Notre essai de la campagne solo nous a amenés à travers différentes contrées. La Zambie nous a permis de nous familiariser avec les commandes du jeu, en commençant par des affrontements relativement bourrins dans des environnements fermés, comme des ruelles bondées de civils… Attention à ceux qui seraient tentés de tirer dans le tas, le terme « dommages collatéraux » ne faisant pas partie du livre d'enseignement des Ghosts. Cette situation complexe nous amène à utiliser à bon escient le système de couverture qui permet au joueur de passer facilement d'une protection à une autre. Toujours sur le continent africain, une mission plus tournée vers l'infiltration vous demande de rentrer dans un camp humanitaire et d'y trouver un chef ennemi. A ce moment-là, vous comprenez rapidement qu'il faut travailler main dans la main avec vos frères d'armes pour neutraliser de manière coordonnée les cibles se plaçant au travers de votre chemin. Lorsque vous êtes visibles pour un soldat ennemi, un indicateur s'affiche sur votre écran et vous montre l'augmentation de sa méfiance à votre égard. Cette mission ne vous laissant, dans un premier temps, aucun autre choix que l'infiltration, vous devrez repartir du dernier checkpoint dans le cas où un soldat vous repérerait.
Enfin, la dernière mission à laquelle nous avons pu jouer commence par une séquence en hélicoptère où il faut attaquer un convoi de véhicules à l'aide d’une mitrailleuse. Ce début de mission nous a fait prendre conscience qu'il restait encore pas mal de finitions à apporter aux décors montagneux ou encore aux explosions des véhicules. Une fois le grand nettoyage accompli, les Ghosts se retrouvent lâchés en pleine Russie. C'est la mission qui nous a le plus convaincus dans la mesure où vous choisissez votre tactique d'approche. Soit vous rentrez dans le tas et vos ennemis sont amenés à appeler des renforts, soit vous l'a joué intelligemment en utilisant le drone pour marquer les ennemis et pour les sniper de loin avec l'aide de vos coéquipiers. Cette mission semble illustrer le positionnement opéré par ce nouvel épisode : toujours réfléchir avant de tirer. Le système de visée s'adapte aux différentes situations que vous pouvez rencontrer, votre gâchette gauche vous permet de viser une cible en restant à la troisième personne tandis que le joystick droit permet de viser en vue à la première personne pour effectuer des tirs plus précis et donc plus discrets. Ceci n'handicapera qu'à moitié les joueurs habitués à utiliser exclusivement la gâchette gauche pour braquer leur arme. Enfin, les développeurs nous ont stipulé qu’il faudrait une dizaine d'heures de jeu pour boucler les quatorze missions de cette campagne solo.
Preview réalisée par Simon D.
Premier avis sur le jeu, conclusionAprès ces deux heures de
Tom Clancy's Ghost Recon Future Soldier, on sent que les équipes d'
Ubisoft Paris et
Ubisoft Bucarest s'efforcent de varier les situations, ces dernières pouvant évoluer très rapidement. Certaines missions laissent le choix au joueur de progresser discrètement ou de foncer dans le tas, ce qui est finalement plus pénalisant pour celui-ci. On apprécie aussi la maniabilité renforcée par rapport aux épisodes précédents, notamment sur le système de couverture. A ceci, on retient une personnalisation poussée des armes ainsi qu'une crédibilité dans leur maniement et leurs bruitages. Maintenant, il reste encore cinq mois aux développeurs pour peaufiner leur bébé, notamment les graphismes, loin d'être au point à certains moments du jeu. A la fin de cet avant-goût, on regrette avant tout de ne pas avoir pu essayer le mode coopération à quatre joueurs qui promet de grands moments de plaisir avec ses amis.