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Ratchet & Clank : Opération Destruction



Développeur
Insomniac Games
Genre
Action
Statut
Disponible
Date de sortie
  14.11.2007
  23.10.2007
  11.11.2007
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p

Révélation de la PlayStation 2 avec Jak & Daxter, le duo Ratchet & Clank fait aujourd’hui partie des incontournables d’une console Sony. C’est donc sans réelle surprise que le lombax et son acolyte robot signent leur retour dès le premier Noël européen de la PS3. Après cinq ans et autant de jeux sur console de salon, on commençait à se demander comment Ratchet & Clank : Opération Destruction allait bien pouvoir aborder une nouvelle génération de machines. Mais c’était sans compter sur le fait que robots, androïdes et machines, ils en bouffent tous les jours nos deux comparses.

On r’met ça ?




Après moult épisodes, on commence à les connaître les scénarii de Ratchet & Clank. Une armée de méchants avec un grand chef à leur tête qu’il faut dézinguer, Opération Destruction ne déroge pas à la règle. Tout commence à Metropolis alors que nos deux protagonistes sont entrain de réparer leur vaisseau. Un message d’alerte du capitaine Qwark les empêche de terminer la révision des 3000 et, à peine en vol, Ratchet et Clank vont lamentablement s’écraser. Quelques bourre-pifs échangés avec des androïdes plus tard, les deux compères font la sinistre rencontre du cragmite et Empereur Perceval Tachyon. Ce dernier veut la peau de Ratchet, dernier représentant connu de la race des Lombax, celle-là même qui a donné la dernière estocade à la race de Tachyon.

Fort heureusement Ratchet et Clank, plus rusés que jamais, vont voler le vaisseau de l’Empereur et s’enfuir au fin fond de la galaxie. Une fois de plus, le joueur va ainsi voyager de planète en planète, une dizaine étant présente dans cet Opération Destruction. Sur place, la mécanique de jeu ne bouge pas d’un iota et conserve son savant mélange entre plates-formes et action. On avance, on tape et on n’est que rarement bloqué. La petite dose de plates-formes est intelligemment mise en place et l’on est loin de certains niveaux diaboliques d’un Mario. De nombreux équipements permettent de varier les situations, comme des bottes anti-gravité ou d’autres pour grinder sur des rails. Même lorsqu’il s’agit d’effectuer des sauts de plate-forme en plate-forme, Hélipack ou Propulsopack sont là pour renouveler un tant soit peu le gameplay. On progresse donc avec plaisir et c’est bien là le principal.

En plus, des phases de shoot spatial viennent diversifier d’avantage le gameplay. On en distinguera deux variantes, selon que le joueur dirige le vaisseau ou uniquement la tourelle de tir. Pas inoubliable, elles ont néanmoins le mérite d’être là. D’autres séquences, comme de la chute libre entre voitures volantes, utilisent avec réussite les fonctionnalités gyroscopiques du Sixaxis. Des passages où l’on ne dirige que Clank sont également de la partie et apportent une touche de réflexion fort bienvenue dans ce monde de destruction.

Armés jusqu’aux dents




Contrairement à bon nombre d’autres jeux du genre, la série Ratchet & Clank s’est toujours distinguée en offrant à son duo un arsenal d’armes digne des rêves les plus fous d’un passionné de science-fiction. Opération Destruction pousse le vice encore plus loin et on peut se demander où diable les développeurs d’Insomniac vont chercher toutes ces idées. Au rayon des nouveautés on notera ainsi le Groovitron, cette boule à facette qui déclenche une musique disco dans ses alentours et qui fait danser tous les ennemis. Les noms de la version française sont toujours bien choisis, comme le Gaz Confuzzlor qui s’introduit dans le peu de neurones des ennemis et les fait s’entretuer. D’autres armes, comme le lance-tornades, utilisent même le Sixaxis et sa reconnaissance des mouvements. Jouissif.

A vrai dire, il y a tellement d’armes dans Ratchet & Clank : Opération Destruction que les développeurs ont été obligés de faire un inventaire de trois pages. Résultat, le joueur peut à tout moment appuyer sur triangle et naviguer avec R1 et L1 dans son immense armurerie personnelle. Fort heureusement le jeu se met automatiquement en pause lorsqu’on fait appel à ce menu. Une aubaine lorsqu’il faut une bonne minute pour trouver l’arme nécessaire à un type d’ennemis particulier.

Comme si cela ne suffisait pas, chaque arme monte en niveau au fur et à mesure de son utilisation par le joueur. Mais arriver au niveau cinq ne signifie par pour autant que l’on en a terminé avec son jouet. Ratchet peut en effet améliorer son arsenal avec le raritanium, un minerai que l’on aura vite fait de dépenser dans les boutiques spécialisées. Puissance, vitesse de tir, capacité ou encore rayon d’action, les caractéristiques qui peuvent être augmentées sont nombreuses et permettent de varier presque infiniment les plaisirs.

Toujours plus proche d’un film




On l’espérait, les développeurs l’ont fait : ce nouveau volet profite bel et bien de la puissance de la PS3 pour coller une véritable claque visuelle. Sans aucun doute l’un des plus beaux titres de la console, plus fourni même que les premiers Pixar. Certaines textures sont peut-être un peu en deçà du niveau de l’ensemble mais la profondeur de champ impressionnante, le nombre important d’animations en arrière-plan (surtout dans les villes), la solidité du frame-rate (à 2 ou 3 exceptions près) et le design soigné des niveaux finiront de convaincre les plus têtus.

Les amateurs du genre trouveront alors sûrement à redire sur la difficulté du jeu, pour le moins apathique lorsque l’on finit le soft pour la première fois. Par la suite un niveau de difficulté supplémentaire fera son apparition, mais on aurait fortement apprécié l’avoir dès le début. Quoi qu’il en soit Ratchet & Clank : Opération Destruction se termine en dix à quinze heures, ce qui reste correct pour le genre. En revanche la suppression du mode multijoueur est tout de suite moins acceptable, surtout qu’il ne fait presque aucun doute que ce sont uniquement les contraintes de temps qui ont amené Insomniac à le zapper. Reste enfin à signaler l’excellente bande-sonore de ce nouvel opus, toujours aussi hilarante, avec un doublage français de haut niveau. Les plus jeunes vont s’en donner à cœur joie et devraient sans trop de mal bassiner les parents avec telle ou telle réplique de nos deux héros.

Point complet
17/20
Avec Opération Destruction, Ratchet & Clank signe une arrivée en fanfare sur PlayStation 3. L’armement, plus complet, plus loufoque et plus marrant, est à l’image du titre : un vrai Pixar ! Le jeu est sans aucun doute l’un des plus beaux de l’année 2007 et le style devrait plaire à bon nombre de joueurs. Dès lors, on regrettera d’autant plus ses quelques faiblesses, représentées par l’absence de mode multijoueur et, surtout, par une difficulté bien basse lorsque l’on joue pour la première fois. Mais qu’on se le dise, Ratchet & Clank : Opération Destruction est à l’heure actuelle ce qui se fait de mieux dans le genre sur PS3. A l’approche de Noël, il comblera sans aucun mal les jeunes (7-12 ans) et les plus vieux ne seront pas en reste.

On a adoré :
+ La claque graphique
+ L’humour
+ Un arsenal de folie
+ Le Sixaxis bien utilisé
+ Le gameplay varié
On n'a pas aimé :
- Trop facile
- Pas de multi


Consulter les commentaires Article publié le 20-11-07 par Aurélien B.


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