Près d’un an après la sortie du sixième opus sur Xbox 360, Namco se décide déjà à lancer sa suite pour accompagner le lancement de la Playstation 3 aux Etats-Unis et au Japon. Un septième épisode qui débarque donc un peu vite et qui nous semblait au moins aussi réussi que le précédent. Restait encore à voir si en une seule et unique année de développement, Namco arriverait à un résultat convaincant pour l’un des titres majeurs du lancement de la console Next-Gen de Sony.
A fond la caisse !
Depuis que la série des Ridge Racer existe, elle a toujours arraché la palme d’or des jeux de course arcade. Excepté lorsque Burnout est entré sur le marché. Néanmoins, les deux séries que de nombreux joueurs se plaisent à comparer, n’ont que très peu de choses en commun. L’une axe son gameplay sur la simplicité d’accès, la violence des courses et la destruction massive, l’autre sur une physique totalement irréaliste et un gameplay vieux de plusieurs années. Ridge Racer 7 reprend donc les caractéristiques de ses illustres prédécesseurs et les améliore en apportant quelques nouveautés.
RR7 conserve donc son gameplay totalement irréaliste qui consiste à rouler à du 250km/h sur des circuits urbains et ruraux à toutes heures du jour et de la nuit. Comme auparavant, il est possible de drifter tout en finesse en relâchant sensiblement les gaz à l’approche d’un virage pour glisser sur une quinzaine de mètres. L’effet savonnette semble donc toujours au goût du jour pour les développeurs, qui n’ont pas peur de venter les mérites d’un gameplay qui peut paraître très basique de nos jours. Voilà donc pour le cœur du gameplay, issu des premiers épisodes de la série. Hormis ceci, et les décors, le reste est entièrement neuf, ou presque (puisque inspiré de Ridge Racer 6).
Rappelez-vous, il y a un an de cela sortait Ridge Racer 6 sur le continent américain. Le sixième opus de la série inaugurait quelques nouveautés comme l’apparition d’un système de boosts. Celui-ci était directement inspiré de Burnout et offrait au joueur la possibilité d’accélérer durant un bref instant la vitesse de son véhicule. Bien entendu, les boosts n’étaient pas illimités. Ils devaient se gagner, que ce soit en faisant de beaux et longs dérapages ou en doublant vos adversaires. Une fois la jauge remplie, à vous les joies du boost ! Cette petite nouveauté offrait au titre de Namco une touche de stratégie dans les courses. En effet, elle octroyait aux meilleurs drifters un très grand nombre de boosts. Dès lors, ceux qui risquaient le plus avaient le plus de chances de prendre le large. Outre cette dose de risque, il fallait bien entendu faire attention à l’utiliser au bon moment. Inutile de lancer le boost lorsque vous êtes à l’arrêt, l’unique conséquence d’un tel geste étant une augmentation de quelques km/h. Non, le top, c’était de l’enclencher sur une longue ligne droite, à l’approche de la ligne d’arrivée et en faisant attention de ne pas être gêné par les concurrents. Avec un bon timing, et une excellente précision, le résultat était assuré.
La grosse nouveauté de ce septième épisode, c’est bien entendu la possibilité de customiser ses voitures. Le système est très simple : une fois une course terminée, vous gagnez un certain nombre de crédits qui vont vous servir à acheter des améliorations pour vos véhicules, voire même à acheter de nouveaux bolides. Outre l’aspect esthétique, les customisations permettent d’améliorer les compétences de vos véhicules. Le moteur, le vitesse maximale, le nitro et le drift sont autant de jauges qui peuvent être améliorées pour obtenir de meilleurs résultats lors des courses. Une nouveauté bien pensée qui ravira les jackys !
Du multijoueurs en ligne, enfin !
Cela faisait un sacré bout de temps que la communauté Ridge Racer attendait l’arrivée d’un mode de jeu en ligne car outre le mode Live du sixième opus, les versions Playstation n’avaient jamais bénéficié d’un tel mode. C’est aujourd’hui chose faite puisque Namco vous offre la possibilité de participer à des compétitions en ligne. L’ensemble s’avère suffisamment bien conçu pour vous scotcher au pad des nuits entières.
Chaque conducteur bénéficie en effet de ses propres statistiques et de sa propre carte d’identification. En gros, cela ressemble beaucoup à la Gamercard dont disposent les joueurs Live. Cette carte renseigne sur la nationalité de vos opposants, mais également sur le nombre de miles parcourus, les récompenses obtenues, son rang et tout un tas d’autres informations plus ou moins intéressantes.
Une fois la course lancée, vous pourrez affronter un nombre conséquent d’adversaires sur un vaste choix de circuits. Notons que ce mode en ligne a bénéficié d’une excellente finition, et qu’il s’intègre très bien à l’univers de Ridge Racer. Nul doute que les fans de la série prendront un pied démesuré à s’affronter en ligne pour savoir qui est le meilleur pilote. En dehors de traditionnelles courses contre 14 opposants, vous aurez l’occasion de défier un seul et unique adversaire grâce au Global Time Attack qui permet de télécharger les Ghosts des autres joueurs pour les affronter ensuite. Un constat très positif donc, comme ce fut déjà le cas avec Ridge Racer 6 qui offrait globalement les mêmes possibilités.
Pour ce qui est du split screen, en revanche, le résultat est peu convaincant. Namco ne s’est franchement pas foulé et s’est juste contenté de l’intégrer au titre. Résultat ? Des courses qui lagguent dans des environnements moches et encore moins fournis en détails qu’auparavant. Il est plutôt regrettable d’avoir bâclé un mode aussi important que le split screen, mais force est de constater qu’il faut s’ouvrir à l’avenir, et que l’avenir, c’est le jeu en ligne. Une conception pas nécessairement raisonnable, mais c’est malheureusement celle de l’éditeur…
Quoi qu’il en soit, Ridge Racer 7 propose de nombreux modes de jeu, architecturés autour de deux axes. Le mode multijoueurs, dont nous venons de parler, et le mode solo, évoqué plus haut. Ce dernier propose entre autres de s’essayer à plusieurs types de courses parmi lesquels le traditionnel Time Attack et le mode carrière qui représente le cœur du jeu. Celui-ci propose de participer à de nombreuses courses sur une multitude de tracés. Outre celles issues du sixième opus, vous découvrirez de nouveaux tracés inédits, souvent plus originaux qu’auparavant et aussi agréables à parcourir.
Le gros bémol du mode solo réside sans aucun doute dans son mode de difficulté. En fait, Ridge Racer 7 souffre du même défaut que son aîné. Il est beaucoup trop facile. Certes, l’intelligence artificielle des opposants a été remontée d’un cran mais elle n’offre toujours qu’une maigre résistance. Difficile dans de telles conditions de ne pas décrocher… D’autant plus que les tracés reviennent un peu trop régulièrement, ce qui donne très vite l’impression que le jeu ne dispose que d’une petite dizaine de courses différentes. Il en résulte une impression de trop peu qui nous laisse, au final, sur notre faim. Néanmoins, soulignons l’apparition d’un triple système de courses. Car contrairement à Ridge Racer 6, le petit dernier de la série propose au joueur de participer à trois types de compétitions radicalement différentes. Les Grand Prix sont des compétitions complètes qui vous feront participer à plusieurs courses d’affilée avec un classement intermédiaire entre chaque course qui donne le nombre de points de chaque joueur ainsi que sa position sur la grille de départ de la prochaine course. Les courses Manufacterer et Single Event sont nettement plus classiques. Il suffit en général d’emporter une course contre 14 opposants pour gagner ces défis. Au final, RR7 propose un mode solo plus varié que son aîné mais n’en demeure pas moins soporifique en raison d’une trop grande simplicité d’accès. Car pour permettre aux débutants d’entrer facilement dans le jeu, Namco a volontairement abaissé le niveau de difficulté. Inutile de dire que pour les fans, les premières courses seront particulièrement ennuyantes à parcourir. C’est limite si on arrache la victoire les yeux fermés… Et le pire, c’est que la difficulté met un sacré temps à s’installer, au point qu’on aurait vite tendance à abandonner l’aventure solo pour trouver des opposants un poil plus difficiles à battre sur le net…
Enfin, abordons la question que la plupart des fans se posaient. Ridge Racer 7 est-il, aujourd’hui encore, une bombe ? On aurait plutôt tendance à répondre oui à cette question, malgré que le titre ait pas mal changé depuis le quatrième opus. Les sensations de conduite sont toujours bien présentes, le jeu est vraiment fun et l’ambiance qui en ressort donne envie de s’y essayer. Néanmoins, RR7 devient peut-être trop grand public. Une orientation principalement due à l’arrivée de tout un tas de petites nouveautés pas nécessairement essentielles (le boost, la customisation) et provoquée également par une trop grande simplicité. Il suffit en effet de dépenser son argent dans une voiture très puissante pour que le plaisir de la compétition s’évanouisse en quelques brèves secondes, au fur et à mesure que vous prenez de l’avance sur vos opposants. Les aficionados de la série termineront probablement le jeu d’une seule traite, sans éprouver de réelle difficulté (hormis quelques courses un peu plus tendues). Un constat un peu décevant donc pour un titre qui aurait mérité un mode solo un poil plus difficile et plus prenant.
Ridge Racer 6.5
Au niveau de la bande sonore, très peu de changements. Namco préférait en effet garder ses si célèbres musiques électro et les fameuses voix si fières d’annoncer : « It’s a new reccord ! », ou « 3 laps remaining ». Rien de fantastique donc, mais tout de même une bonne immersion dans l’univers de Ridge Racer, toujours aussi agréable à découvrir qu’auparavant. Néanmoins, le manque de nouveautés commence à se faire cruellement ressentir…
Pour ce qui est des graphismes, même constat. C’est joli sans être fantastique. Namco ne s’est très clairement foulé pour développer un nouveau moteur graphique, il s’est en effet juste contenté de reprendre l’esthétique du sixième épisode et de la peaufiner à la sauce PS3. Il en résulte donc un titre très propre, avec une excellente impression de vitesse, des décors variés et une ambiance totalement déjantée. Néanmoins, il faut avouer que les niveaux manquent cruellement de vie et de détails. Il est également assez étonnant de voir que certains décors, directement repris du sixième volet, sont encore moins fournis en détails que la version Xbox 360. Quelle en est donc la cause ? Un développement trop rapide, un simple portage ou bien une mauvaise maîtrise de la console ? On n’en saura probablement jamais rien, mais les possesseurs d’Xbox 360 peuvent continuer de se vanter de disposer de la plus belle version de la série.
Point complet14/20
Au final, ce Ridge Racer 7 conserve les nombreuses qualités de son aîné et va même jusqu’à apporter quelques nouveautés qui sont plutôt les bienvenues dans cet univers. Outre les nombreuses possibilités de customisation, Namco a ajouté à sa série un mode de jeu en ligne qui sera une grande première sur les consoles de Sony. Les fans devraient vraisemblablement être comblés par ce nouvel opus. Néanmoins, il est plutôt regrettable de se retrouver face à un moteur graphique vieillissant qui offre au titre de Namco une esthétique décevante pour une console Next-Gen. Ridge Racer 6 n’était déjà pas très beau, et ce septième épisode ne fait guère mieux (voire même pire). Inutile de dire que la déception est majeure, avec des graphismes fades et une trop grande simplicité d’accès. Néanmoins, RR7 demeure un titre agréable à parcourir. Les néophytes seront aux anges avec le mode solo, tandis que les aficionados se rassureront avec le mode online très bien pensé.
On a adoré :
+ Toujours aussi fun !
+ Une bande sonore stylée
+ Un gameplay rodé et maîtrisé
+ Le jeu en ligne
+ La customisation, enfin !
+ Plutôt joli…
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On n'a pas aimé :
- … mais décevant pour une Next-Gen !
- Vite lassant
- Pas de dégâts sur les véhicules
- Moche en split screen
- Trop simple
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