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White Knight Chronicles



Développeur
Level-5
Genre
Jeu de rôle (RPG)
Statut
Disponible au Japon
Date de sortie
  25.12.2008
Nombre de joueurs
1

Fin 2008, le dernier bébé de Level 5 fait son arrivée sur PlayStation 3 au Japon. White Knight Chronicles y est alors accueilli un peu sèchement et les probabilités de le voir débarquer dans nos contrées sont alors nulles. Étonnamment, White Knight Chronicles est finalement de sortie chez nous et tente d’intéresser les fans d’aventures semi-online. Y arrive-t-il pour autant, surtout que la concurrence est rude en matière de RPG purs et durs ?

L’histoire de Balandor…




C’est dans ce royaume assez paisible que commence notre histoire. Balandor est gouverné par un roi qui a assisté, il y a de cela quelques années, au meurtre de sa femme. Sa fille unique en est ressortie profondément meurtrie et est restée muette depuis la disparition de sa mère la reine. Alors qu’un cirque itinérant fait son entrée dans le royaume, alors en pourparler d’une paix promise avec les royaumes annexes, les clowns se transforment en tueurs sanguinaires et le royaume est attaqué de façon fulgurante. C’est dans ce long prologue de plus de deux heures que le joueur est plongé, lui et son avatar dont nous reparlerons plus tard, dans une aventure à suivre au côté du jeune Léonard et de ses amis, partis sauver la princesse muette Cisna enlevée par un sombre chevalier noir. Sous ses gros airs de Star Wars, n’hésitant même pas à aller jusqu’à copier le message d’une certaine Leïa à Obi-Wan Kenobi, en remplaçant un simple R2D2 par un oiseau tout aussi bleu et criard, White Knight Chronicles offre une aventure assez simple, cependant compliquée par l’apparition des Incorruptus. Ces gigantesques armures ancestrales sont de puissantes armes magiques qui, une fois invoquées, confèrent à son possesseur une force incroyable. Léonard, le héros, entre alors en possession d’un gantelet qui le lie avec l’un de ces chevaliers : le chevalier blanc. Le seul problème étant que dans leur quête, la compagnie va rapidement découvrir que ce pouvoir est largement recherché et que leurs ennemis feront tout ce qui est en leur pouvoir pour s’en emparer.

Ce scénario assez classique mais réalisé d’une façon dont seul Level 5 sait le faire est cependant haché menu en plusieurs épisodes, un pour chaque jeu White Knight Chronicles prévu. Les développeurs parlent alors d’une trilogie et ce premier épisode se termine de façon très caduque, en surprenant tout le monde avec des crédits de fin sans doute trop rapides qui laisseront beaucoup de joueurs pantois. Heureusement, il y a le mode multijoueur même si celui-ci ne vient pas sauver le récit d'un manque cruel de sensations fortes et de vrais retournements de situation. En voulant omettre volontairement certaines sections scénaristiques du prologue pour éviter toute révélation malencontreuse, il est nécessaire de parler de l’Avatar du joueur. Celui-ci est à créer en tout début de partie, avant même une quelconque cinématique. Ce personnage créé de toutes pièces représentera le joueur, non le héros qui reste Léonard, à travers le solo et l’aspect online du jeu. Ainsi, tout au long de l’histoire, Léonard est accompagné par ses amis et le joueur, qui ne parle jamais et n’interagit que très peu avec le scénario. Celui-ci n’est utile que pour les combats et progresse alors de la même façon et aussi vite que les autres individus de l’aventure. Basé sur un système d’expérience très basique, cette évolution donne cependant la part belle à une configuration optimale de chaque personnage d’un point de vue de sa façon de se battre. On peut alors, à chaque prise de niveau, dépenser des points de compétences dans certains secteurs, pour acheter ainsi certaines techniques de combats, magies et bonus définitifs.

Ces techniques et magies sont ensuite à disposer dans plusieurs barres de raccourcis disposées en bas de l’écran.Chaque technique est alors utilisable avec les flèches et une simple pression sur le bouton d’attaque lors des combats. On retrouve un système de jeu en semi temps réel, très inspiré des MMORPG, qui met en avant un personnage libre de parcourir le monde et d’attirer un maximum d’ennemis derrière lui pour ensuite les éliminer à la suite d’une simple pression de bouton. Chaque tour et temps de latence sont représentés par un cercle qui doit se recharger. Une fois celui-ci complet, une action choisie dans la barre des raccourcis peut être lancée. Il est aussi possible de tout simplement garder pour éviter les plus gros coups chargés par les ennemis. En clair, le système de jeu est très simple d’accès, surtout pour ceux ayant déjà quelques MMORPG à leur actif. Il est enfin possible de sélectionner le personnage à jouer et ainsi de profiter soit de son acolyte, soit de son avatar ou du héros lui-même. Des ordres très distincts donnés aux coéquipiers viennent compléter la courte liste des actions qu’il est possible d’effectuer en plein combat. Malheureusement pour les développeurs, le système de jeu ne convaincra pas tout le monde et beaucoup le trouveront insipide, voire franchement sans intérêt. La faute à un concept simple, peut-être trop, qui aurait mérité d'être amplifié par de nouvelles idées de configuration de combats ou de placement du personnage. Dans ce cas précis, on a surtout l'impression de jouer à un MMORPG, même en solo.

Un petit air de Meuporg…




Malgré sa petite trentaine d’heures de durée de vie en solo, White Knight Chronicles offre bien plus d’heures de jeu en ligne. A travers plusieurs missions et un niveau de guilde à faire évoluer en permanence, le joueur se retrouve confronté à des alliés humains de toutes les contrées du globe dans des affrontements à grande échelle et des missions très bien scénarisées, et souvent longues et passionnantes. On y crée des villes immenses, où se regroupent des aventuriers avides de quêtes en coopération et on passe de serveurs en serveurs pour visiter les antres des autres joueurs et voir ce que leur panneau de guilde propose comme missions. Il y en a vraiment pour tous les goûts et, à l’aide du Géonet, l’interface Online dédiée à ces missions, il est possible de faire toutes les quêtes de guilde à plusieurs, mais aussi en solo en cas de désertions des serveurs. Toutes ces missions sont bien entendues totalement annexes et ne nécessitent pas d’être jouées et terminées pour que le mode solo avance. Elles ne servent qu’au monde Online et à la coopération : mais quelle aventure !

Le jeu paraît bien fade une fois le mode solo terminé, mais gagne réellement en intérêt lorsque l’online est activé. Bien entendu, certains joueurs ne s’y retrouveront pas, mais Level 5 a au moins le mérite de proposer quelque chose de totalement original à ces joueurs et, surtout, quelque chose de totalement fonctionnel. Cependant, la qualité de ces quêtes online provient avant tout de la richesse visuelle du mode solo et de ses environnements. Malgré une technique qui date aujourd’hui, White Knight Chronicles s’en sort surtout avec de larges environnements très dépaysants et peu répétitifs qui nous font réellement voyager manette en main. On retrouve ces mêmes environnements et leurs qualités dans le mode online et, forcément, la formule fonctionne complètement. Toutes les faiblesses du solo sont alors compensées par un multi finement pensé qui contrebalance avec le scénario classique, l’aspect épisodique de l’histoire et un manque crucial de durée de vie. On passe d’un simple jeu à une bonne expérience multijoueur ce qui, avouons-le, était inespéré au bout de quelques heures de jeu. Le solo n'en reste cependant pas moins quelconque, tout comme les musiques ou encore le chara design bien fade, malgré la « touche Level 5 ».

Point complet
13/20
Avec ses longues années de retard, ce premier jeu de rôle à sortir au Japon sur PlayStation 3 fait une irruption plus qu’inaperçue en Occident. Néanmoins, le titre de Level 5 s’en sort de justesse avec un solo sympathique bien qu'un peu quelconque et un mode multijoueur conséquent. White Knight Chronicles a donc tout d’un bon petit RPG à placer entre les deux dernières grosses productions à la mode. Il faut juste aimer jouer en ligne, sans quoi l’aventure sera de courte durée.

On a adoré :
+ Les modes solo et multi communiquent bien
+ Le système de jeu est très dynamique
+ Les environnements vastes et variés
+ De bonnes idées online
On n'a pas aimé :
- Graphiquement daté
- Un solo pas très long malgré un bon New Game +
- Un scénario coupé en plusieurs épisodes
- Des musiques peu inspirées


Consulter les commentaires Article publié le 08/05/2010 par William B.


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