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MotorStorm Arctic Edge



Développeur
Bigbig Studios
Genre
Course
Statut
Disponible
Date de sortie
  18.09.2009
  29.09.2009
  01.11.2009
Nombre de joueurs
1 à 6
Online
- Jeu en ligne
Classification PEGI
Prix de lancement
39,99 €

En 2007, pour accompagner le lancement de la PlayStation 3, Evolution Studios a développé un tout nouveau jeu de course, exclusif à la console de Sony, proposant des tracés avec divers embranchements et un mélange de véhicules allant des camions aux motos en passant par les voitures ou les buggies. Malgré quelques petits accrocs, le titre a séduit la majorité des joueurs et le studio a remis le couvert en fin 2008 avec un opus nous proposant de faire le plein de sensations fortes sur une île du Pacifique. Environ un an plus tard (aujourd’hui en l’occurrence), la licence revient ! Mais cette fois-ci ce n’est pas sur la console de nouvelle génération du géant nippon mais bel et bien sur la petite portable. Et pour cet opus PSP, c’est Bigbig Studios qui a mis les mains dans le cambouis pour nous proposer un voyage du côté de l’Arctique. Reste à voir si ce MotorStorm : Arctic Edge est aussi bon, voire meilleur, que ses prédécesseurs ou s’il risque de refroidir les éventuels acheteurs.

Un peu de boost pour se réchauffer




Les MotorStorm sur PlayStation 3 sont des jeux de course à la conduite arcade offrant une prise en main immédiate, de la vitesse et du fun. Les petits gars de chez Bigbig Studios n’ont donc pas souhaité changer la formule puisqu’ils la reprennent et l’adaptent purement et simplement à cette version portable. Une gâchette pour accélérer, une pour freiner et un bouton pour le boost, cela suffit déjà pour profiter pleinement du soft et s’amuser. La recette n’a pas changé d’un poil et, si les habitués à la Sixaxis ou à la DualShock 3 regretteront un peu le fait qu’il n’y ait qu’un seul joystick moins précis et seulement deux gâchettes offrant moins de finesse, tous s’accorderont à dire que les développeurs ont quand même fait du très bon travail. Les véhiculent filent à vive allure, dérapent, freinent aussi sec, c’est arcade, c’est plaisant et c’est grisant.

En sus, on retrouve la possibilité d’utiliser à tout moment du boost (sauf pendant dix secondes lors du départ pour certaines épreuves) qui pousse le moteur de la machine dans ses derniers retranchements, et ce jusqu’à la surchauffe et l’explosion si on n’y prête pas un minimum d’attention. En effet, cette fonction fait appel à une jauge qui, part une déclinaison de couleurs de jaune à rouge, permet de voir, en plus du bruit du moteur, si on frôle l’incident technique ou si au contraire la marge d’accélération est encore grande. Plus on laisse le bouton « croix » enfoncé, plus la jauge se remplit et plus elle met de temps à se vider. Il faut donc bien y faire attention pour en user dans les bons moments sans en abuser. Bien entendu, il existe un moyen de la refroidir plus vite : passer dans des zones d’eau ou de neige épaisse, sa couleur passant alors dans les teintes bleutées. Le gameplay n’a en rien évolué mais tout ce qui a fait le succès des précédents volets a bien été porté dans ce MotorStorm : Arctic Edge.

Dans la continuité, on retrouve huit classes de trois véhicules (soit un total de vingt-quatre bolides) bien différentes avec deux nouveautés : les autoneiges et les motoneiges. Les comportements sont bien différents et varient en plus selon la surface du sol, un véhicule léger (comme une moto) étant plus à l’aise dans les hauteurs et les sauts et un lourd (comme un camion) dans les passages boueux ou plus détériorés. Petit bémol tout de même, seules deux vues différentes sont disponibles pour chaque bolide, ce qui est loin de contenter tout le monde. Le contenu est assez limité et cela se ressent aussi au niveau des circuits au nombre de douze (en versions à l’endroit et à l’envers). Bien qu’ils offrent des tracés avec divers embranchements permettant de varier les situations à chaque tour, il faut bien avouer que l’on en fait rapidement le tour et qu’il ne faut pas bien longtemps pour repérer quel tronçon avantage quel véhicule.

Un petit coup de froid…




Néanmoins, c’est avec une certaine joie que l’on remarque que le mode Festival (sorte de mode carrière) propose une centaine de défis avec une difficulté progressive. On se dit alors qu’il y a de quoi faire, mais la réalité est un peu plus brutale. En effet, à force d’enchaîner les défis et, selon que l’on finisse premier, deuxième ou troisième, on cumule des points d’expérience qui permettent d’avancer et de passer à des courses au niveau plus corsé (de 1 à 8). Malgré tout, les trois premiers niveaux offrent un challenge moindre et, même si les niveaux sept et huit demandent un peu plus de dextérité, il ne faut pas bien plus de sept à neuf heures (selon l’habileté des joueurs) pour en voir le bout. C’est plutôt court pour un jeu de course au contenu déjà juste.

Fort heureusement, pour compenser quelque peu cette durée de vie faiblarde, les développeurs ont intégré un mode Pour le Fun qui regroupe des défis contre-la-montre pour affronter des fantômes à télécharger, du jeu libre pour paramétrer sa course comme on l’entend, en choisissant aussi le type de l’épreuve (course normale, chrono, passements de portes, etc.) et du multijoueur jouable jusqu’à huit en ligne. C’est bien entendu ce dernier mode qui ressort du lot puisqu’il offre des courses agréables en ad-hoc et en infrastructure. Il permet donc de prolonger le plaisir de quelques heures, mais guère plus tant on se lasse des douze malheureux circuits qui ne jouissent pas forcément du meilleur level design de la série, ce dernier étant parfois un peu brouillon. Comprenez par là que certains éléments semblent avoir été posés un peu au « pifomètre » et que certaines parties des tracés sont moins visibles.

Reste que la réalisation graphique est d’excellente facture avec des dégâts bien gérés, un frame-rate constant, des effets (comme la tombée de la neige) fort sympathiques, des modélisations appréciables et tout un tas de petits détails qui font plaisir à voir (notamment lorsqu’on provoque une avalanche ou l’effondrement d’un pont de glace, ce qui modifie en plus légèrement le tracé). Le tout est accompagné par une physique approximative, ce qui ne change pas de ce à quoi on était habitué sur PS3, et une bande-son tout bonnement excellente avec du Prodigy, Pendulum, Motorhead, Radiohead ou encore The Hives pour ne citer qu’eux. Quelques petits bonus sont aussi à noter comme les onze vidéos à déverrouiller, les cinquante badges (faisant office de Trophées) à débloquer, des secrets issus des autres grosses franchises comme Killzone à trouver et la possibilité de prendre une photo à tout moment en passant par l’écran de pause. Cette dernière fonctionnalité est bien réussie, la caméra se laisse manier avec aisance et on peut véritablement capturer un instant de la course avec l’angle, le zoom, etc., que l’on souhaite, ce qui permet de le sauvegarder et de le partager avec ses amis par exemple. Surtout lorsqu’on passe par le petit éditeur de véhicules du garage (assez sommaire tout de même) pour personnaliser un peu son engin avec une nouvelle peinture, un nouveau pot, des stickers, etc.

Point complet
15/20
Le passage sur PlayStation Portable de la licence MotorStorm est dans l’ensemble réussi. Bigbig Studios nous offre un jeu de course accessible, facile à prendre en main, fun et grisant. Même si la formule n’a pas changé d’un poil, elle est toujours aussi appréciable, surtout que les développeurs ont fait du bon travail pour l’adapter au support. En plus de cela, le soft est beau, il jouit d’une excellente bande-son et il garde son charme venant de cet incroyable mélange de plusieurs types de véhicules sur un même circuit aux divers tronçons et autres raccourcis et pièges. Néanmoins, tout n’est pas parfait, loin de là même puisque le contenu est plutôt pauvre (douze circuits et vingt-quatre bolides avec seulement deux vues disponibles pour chaque) et le mode Festival, censé être la partie la plus consistante, se boucle en sept à neuf heures (selon la dextérité de chacun) avec une première moitié très facile. C’est plutôt court… Heureusement que le mode Pour le Fun est là en renfort avec principalement le mode multijoueur en ad-hoc et infrastructure. Ce dernier permet de prolonger le plaisir de plusieurs heures dont le nombre dépend surtout des joueurs selon leur lassitude vis-à-vis des tracés au design parfois brouillon. Enfin, terminons sur de bonnes notes en signalant l’intégration de divers bonus à débloquer/déverrouiller qui feront plaisirs aux amateurs de challenges, la possibilité de personnaliser un peu son bolide, de le prendre en photo à tout moment, de déclencher des avalanches et autres effondrements, etc. Avec un peu plus de contenu et une meilleure finition, MotorStorm : Arctic Edge aurait été un must-have… Mais en l’état, il ne reste « qu’un » bon jeu reprenant de solides bases.

On a adoré :
+ Quelques bonus sympathiques
+ Joli et fluide
+ Quelques interactions avec l’environnement
+ Toujours plusieurs tronçons sur un même circuit
+ Gestion des dégâts
+ Système de boost toujours aussi efficace
+ Prise en main rapide
+ Bonnes sensations, fun
+ Bande-son excellente
+ Mode multijoueur pour prolonger le plaisir
On n'a pas aimé :
- Seulement deux vues
- Physique approximative
- Level design parfois brouillon
- Contenu relativement pauvre
- Mode Festival court avec une première moitié très facile


Consulter les commentaires Article publié le 16-09-09 par Vincent P.


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