Tout le monde se souvient de ce slogan marquant qui a hanté la tête d’un bon nombre de joueurs dans les années 90, il s’agit bien entendu du célèbre : « Sega, c’est plus fort que toi ». Une phrase choc qui marquait l’apogée de la firme en ce temps. Plus de quinze ans après, la boîte au hérisson bleu est toujours présente sur le marché du jeu vidéo et continue à produire des jeux tirés de licences considérées maintenant comme âgées. Afin de ne pas oublier les titres d’antan et d’honorer une dernière fois la Mega Drive, Sega s’est décidé à offrir à tous les joueurs nomades une maxi compilation survitaminée. Ont-ils eu raison de ressusciter les fantômes du passé ? Vous le saurez en lisant le test complet ci-dessous.
Cours Sonic, cours !
La Mega Drive était une console de Sega, faite pour Sega et cette compilation arborant fièrement le nom de Sega Mega Drive Collection en est un exemple des plus explicites. Au programme de cette compilation et par odre alphabétique on notera : Alex Kidd in the Enchanted Castle, Altered Beast, Bonanza Bros., Columns, Comix Zone, Decapattack, Ecco the Dolphin (1,2 et 3), Flicky, Kid Chameleon, Golden Axe (1, 2 et 3), Phantasy Star (2, 3 et 4), Ristar, Shinobi III : Return of the Ninja Master, Sonic the Hedgehog (1 et 2), Super Thunder Blade, Sword of Vermilion, Virtua Fighter 2 et Vectorman (1 et 2) .Ce petit UMD que nous tenons entre nos mains est plus qu’un simple support d’une compilation quelconque de vieux titres, non c’est une véritable anthologie, une sorte de livre historique relatant la grandeur de Sega. Et pourtant, on regarde partout, on cherche, mais on ne trouve pas. Quoi ? Mais où ont-ils bien pu le mettre ? Qui ? Eh bien l’un des titres phares de la Mega Drive, Streets of Rage, jeu de combat de rue. Ce jeu mythique de la Mega Drive est aux abonnés absents. Une petite déception qui ne sera finalement que passagère puisque la toute aussi bonne série des Golden Axe est, quant à elle, bel et bien présente. Les deux sagas n’ayant différé que par leur contexte, les fans auront rapidement de quoi se consoler.
La compilation du bonheur
Avec un contenu déjà bien riche qui demandera, aux acharnés soucieux de terminer tous les titres présents sur l’UMD, plusieurs dizaines d’heures, de longues insomnies et de grandes tasses de café, le soft s’annonce déjà comme complet. Et pourtant les développeurs ne se sont pas contentés de rassembler quelques jeux pour se faire un peu d’argent. En effet, dès lors qu’on arrive sur le menu proposant de choisir son titre, on s’aperçoit qu’une section musée est disponible pour chaque jeu. Celle-ci renferme des trésors inestimables. Informations complètes sur le titre, anecdotes, astuces et photos des jaquettes Mega Drive et Genesis ornent de fort belle manière cet espace conçu pour les curieux et pour les fans. Une fois la tête pleine de souvenirs et de nostalgie, on appuie sur carré et on tombe nez à nez avec toute une série de bonus. Oui, encore des médias à découvrir. Pour le coup ce sont des interviews des développeurs de l’époque, des mini-jeux provenant des bornes arcades, des astuces et quelques bandes annonces qui sont à débloquer. Un véritable bonheur qui obligera les plus nostalgiques d’entre-nous de laisser couler une larme de joie. Le contenu est là, il est bien consistant et il est enfin l’heure de passer aux choses sérieuses.
De la Mega Drive à la PSP
Fini d’admirer tous ces titres qui nous rappellent le bon vieux temps, c’est le moment de les lancer et de jouer un peu. Peu importe le titre, le gameplay est ultra simple et la prise en main est immédiate. Chaque soft demande de se servir entre deux et trois boutons pour, généralement, tirer, sauter et réaliser une action. Pas besoin d’avoir de notice, en quelques secondes on contrôle son personnage et on avance dans l’aventure. De quoi se faire intensément plaisir sans avoir à attendre de comprendre toute la mécanique complexe du jeu. Nul besoin de faire le détail pour chaque titre, pour le coup Sega a fait un copier/coller des anciennes versions sans les remettre à l’ordre du jour. Le gameplay, les bugs, les passages secrets et les scénarii sont donc restés identiques aux originaux. De quoi permettre à certains de redécouvrir tous ces titres sur une console portable, et à d’autres de simplement les découvrir. Afin d’éviter tous les problèmes de sauvegarde, les développeurs ont eu l’ingénieuse idée d’insérer un système nous permettant d’enregistrer à tout moment les données d’une partie. Ce qui pourra aider les moins habiles à progresser petit à petit à leur rythme. Tout est bien pensé, tout est ingénieusement imbriqué et surtout, tout est d’époque. Comme quoi, il n’y avait pas forcément besoin de la 3D pour profiter d’excellents titres.
Sega, c’est vraiment plus fort que toi !
Comme évoqué précédemment, tous les jeux ont été compilés sur cet UMD en l’état. Ce qui signifie que nous avons le droit à des musiques au format midi et à des personnages représentés par seulement quelques pixels. Certes aujourd’hui ça fait sourire, et pourtant, malgré les années qui sont passées, malgré les quelques rides qui se sont dessinées, aucun titre de Sega n’a perdu de son charme. On se rend alors compte que la 2D de l’époque était bien belle et que les jeux proposent toujours autant de couleurs chatoyantes pour le plus grand plaisir des fans. Malheureusement, les titres présents sur la galette sont des copies conformes des originaux, ce qui signifie qu’ils sont en anglais. Rassurez-vous tout de même, avec simplement quelques bases et un petit dictionnaire anglais/français à vos côtés, vous pourrez tout de même profiter pleinement de cette compilation.
Enfin, histoire de finir sur un point positif, sachez que les développeurs ont inséré une option vidéo des plus intéressantes. Cette dernière permet donc de régler l’affichage selon ses préférences. Nous avons donc le choix entre un mode original qui présente un écran de jeu de petite taille, un mode dit ajusté qui est un excellent compromis entre graphismes de qualité et confort de jeu, et en dernier lieu un mode large qui permet de jouer sur tout l’écran de la PSP au détriment de la qualité graphique. A vous de tester et de faire vos choix, mais dans tous les cas, il y en aura pour tous les goûts. D’autant plus que la majorité des jeux sont jouables à deux comme au bon vieux temps. De quoi se rappeler ses jeunes années avec un ami.
Point complet17/20
Avec 27 titres inoubliables, des informations à tout va, des anecdotes, des astuces et encore plein d’autres bonus, ce Sega Mega Drive Collection est une perle que tout joueur digne de ce nom ayant une PSP se doit de posséder. Certes les graphismes sont en 2D, les personnages sont composés de quelques pixels et les musiques sont toujours au format midi, mais les jeux, eux, n’ont rien perdu de leur charme. Il est simplement regrettable de noter l’absence de traductions française dans les jeux et l’absence de Streets of Rage, l’un des titres phares de la Mega Drive. Mais la déception ne durera que quelques secondes puisqu’un bon dictionnaire anglais/français et toute la série des Golden Axe vous permettront de passer outre ces quelques oublis. Surtout lorsqu’on sait que cette véritable bible du jeu vidéo des années 90 ne coûte que la modique somme de 30 euros. Vous ne rêvez pas, cela fait près d’un euro le jeu. C’est un joli cadeau qui permettra à chacun de (re)découvrir tous les titres qui ont marqué toute une décennie (de 1988 avec Super Thunder Blade à 1996 avec Virtua Fighter 2).
On a adoré :
+ 27 titres inoubliables
+ Une tonne de bonus
+ Le charme d’antan
+ Possibilité de jouer avec un ami
+ Le système de sauvegarde
+ Les souvenirs
+ Seulement 30 euros |
On n'a pas aimé :
- Pas de traduction française pour les jeux
- Streets of Rage aux abonnés absents |